Pezsgő (pejgueu)
Commençons par le plus important, le pezsgő, fabriqué de la même façon que le champagne il n’en a cependant pas le nom. Malgré tout cette boisson est très populaire en Hongrie pour les mêmes raisons que le champagne et il en existe plus de sorte que ce dernier. Le 22ème arrondissement, où se déroulera le mariage, est par ailleurs connu pour ses pezsgő, notamment de la maison Törley.

Pogácsa (po-ga-tcha)
Mon pêché mignon en Hongrie, le pogácsa est un gâteau composé de pâte feuilleté souvent au fromage mais il peut aussi être à la patate ou nature. Ils existent en deux tailles mais traditionnellement et pour les évènements on le retrouve sous sa forme mini. Je pourrais personnellement en manger une centaine.

Palacsinta (pala-tchine-ta)
Très similaire à nos bonnes crêpes bretonnes, les Palacsinta se différencient par l’utilisation d’eau dans la pâte. Mangées fourrées à la viande (Hortobágyi palacsinta) baignant dans la sauce avec du Tejföl ou sucrées elles raviront vos papilles.

Tejföl (teille-feul)
Vous l’avez vu dans la recette précédents, qu’est-ce donc que le tejföl ? Le tejföl est très similaire à notre crème fraîche mais plus acide. Faite exclusivement à partir de petit lait cette crème assez épaisse est appelée crème sûre chez nos cousins québécois. Les hongrois l’adore et elle rentre dans la composition de la plupart des plats hongrois et, vous le verrez sûrement, les hongrois l’ajoute même aux plats qui n’en contiennent pas. Il n’est pas rare d’en retrouver un pot sur la table pour en ajouter à la soupe ou au plat principal.

Paprika
En voyant cela vous vous direz certainement : “Mais, Alexandre, il y a du paprika partout dans le monde, c’est pas hongrois.” et je vous répondrais : “vous avez tort.”
Le paprika est un incontournable de la cuisine hongroise, et quand je parle de paprika je veux bien évidemment dire le légume et l’épice. Si en France nous sommes cantonnés au poivron californien et à la poudre que l’on nomme paprika, en Hongrie c’est un festival de couleur, forme et goût. Tout d’abord le paprika hongrois, de forme allongée et de couleur… blanche ? Oui, le paprika blanc ou appelé en Hongrie “Vaj paprika”, paprika beurre, est le paprika le plus versatile, entrant dans la composition de beaucoup de plats et soupes, il séduit par son goût doux, non pimenté. “Euh… pimenté ? Du paprika ?” Oui, le paprika en Hongrie peut-être fort et parfois vraiment extrêmement fort, en général le paprika rouge a un goût pimenté prononcé, apprécié tel quel ou séché il est cependant plus doux que le paprika vert. Avec ces différents paprika, une épice est créée qui va de doux, à épicé en passant par fumé, ces paprika sont excellents et je vous conseille d’en ramener car cela change énormément du paprika inodore et insipide que l’on trouve en France (si vous protestez, non ce n’est pas un débat, la France ne connait vraiment rien au paprika). Les hongrois consomment aussi le paprika sous forme de pâte en tube, que l’on peut rajouter à tout les plats facilement.
En somme le paprika est le légume le plus utilisé en Hongrie et ils en sont extrêmement fiers, cependant je vous conseille de vous abstenir de parler du poivron californien pratiquement absent des rayons des supermarchés pour une bonne raison. Par ailleurs si un plat est rougeâtre/orangé en Hongrie c’est qu’il contient du paprika.

La soupe
Oui la soupe existe de partout aussi… si on ne la confond pas avec des veloutés ou des potages. La soupe hongroise est un incontournable du repas au même titre que le fromage en France, ici ce n’est pas un plat principal ni une entrée mais vient se caler entre l’entrée et le plat en général. Les hongrois préfèrent se passer d’entrée pour une soupe que l’inverse. Bien différente des soupes françaises elles me rappellent le pot-au-feu, les recettes sont très variées mais une constante reste toujours la même : la soupe ne se mixe pas. De plus elle est souvent composée de viande en morceaux et de légumes divers.
Pour l’anecdote : la première fois que Rebeka a mangée une blanquette de veau, elle pensait que c’était une soupe.

Le Gulyás (gout-yash)
Un plat bien connu de la cuisine hongroise mais souvent mal interprété en France, le gulyás est composé de boeuf, carottes, pommes de terres, paprika et diverses épices, le tout mélangé dans une soupe. (cf. la photo de gulyás juste au-dessus) Une soupe ? Oui, une soupe, le gulyás n’est pas un plat en sauce ou un ragout mais bel et bien une soupe. Véritable monument de la cuisine hongroise qui a su traverser les frontières, le gulyás reste une institution très appréciée des hongrois et se cuisine traditionnellement dans un bogrács, sorte de grosse marmite servant à cuire les aliments à l’extérieur sur un feu ouvert.

Lángos (Lanegosh)
Véritable plaisir coupable, aussi gras qu’il en à l’air, le lángos est constitué de pâte frite et agrémenté de tejföl et fromage râpé (parfois de sauce à l’ail), surtout mangé en été c’est un plat qui vient du Balaton, plus grand lac d’Europe et lieu de vilégiature préféré des hongrois. On en trouve de partout mais les meilleurs viennent de retro lángos (voir la page des restos) et, plus proche du 22ème arrondissement, de Duna party.

Pörkölt
Sorte de boeuf bourguignon à la hongroise, le pörkölt est un classique de leur gastronomie, mangé accompagné de Nokedli c’est délicieux.

Töltött kaposzta (Teul-teutt ka-po-sta)
Facilement traduit par chou farci. N’en déplaise à ma grand-mère les hongrois sont spécialistes du chou farci. Il en existe 2 sortes, acides et non acides, les hongrois préfèrent la première sorte en général. Traditionnellement ce plat est servi à minuit lors des mariages, voir les Traditions

Unicum (Ou-ni-koum)
Similaire à la Jägermeister, l’Unicum est une boisson alcoolisée composée de 48 plantes différentes, elle a un goût amer et il en existe plusieurs sorte : classique, prune, barista (café), orange amère et réserve (un peu vieilli). Son nom vient de Karl Franz qui un jour, malade en Hongrie, s’est fait servir cette boisson qui est originellement un médicament, il s’est alors exclamé : “Das ist ein Unikum”, C’est unique en français. C’est très bon et les hongrois le consomme tel quel en shot. Pour l’anecdote : le logo était originellement une croix rouge sur fond blanc mais dû à l’émergence de la croix rouge l’entreprise a dû changer de logo, car la croix rouge étant d’utilité publique son logo est protégé. Il existe à Budapest la maison de l’Unicum que vous pouvez visiter si vous voulez en apprendre plus sur cette boisson importante dans l’histoire de la Hongrie.
